Introduction à la Littérature (Par Issa Laye Diaw)

Introduction
L’homme a créé les arts pour imiter la nature humaine ou ambiante. Ceux-ci se s’exécutent comme une aptitude naturelle à produire une œuvre d’imagination qui séduit de multiples manières. C’est le cas de l’architecture (forme des édifices), de la sculpture (forme des objets), de la peinture (harmonisation des couleurs), de la musique (harmonisation des sons),… et de la littérature. Celle-ci est une œuvre artistique qui harmonise le langage (oral ou écrit) à côté d’autres peintes, chantées, travaillées… Pour en circonscrire les fondements ou toute la spécificité, de façon sommaire, il est possible d’articuler les propos autour de deux axes principaux : les courants littéraires d’une part et les genres littéraires d’autre part.
I. LES COURANTS LITTÉRAIRES
1. Définition
Il s’agit d’un mouvement de pensée qui s’inscrit dans une même époque et regroupant des écrivains qui partagent le même idéal d’écriture ou la même source d’inspiration ou encore, en un mot, les mêmes motivations. Toutefois, il y a lieu de préciser une nuance en passant : un courant littéraire réunit des écrivains tandis qu’un mouvement artistique, lui, rassemble des artistes divers (peintres, musiciens, écrivains,…)

2. Quelques exemples
Au fil des siècles, plusieurs courants littéraires se sont ainsi succédé. C’est le cas du classicisme, du romantisme, du réalisme, du symbolisme, de la négritude… À bien observer leur évolution (naissance, apogée, déclin) dans l’échelle du temps, nous avons la nette impression que ces courants littéraires entretiennent des relations de complémentarité, d’opposition, de cause à effet, de retour en arrière… pour imprimer à l’histoire des idées sa cadence en rapport avec la vie de tous les jours.

3. Une particularité
Chaque courant littéraire est fille de son époque. Par ailleurs, on remarque de troublantes relations entre eux ; c’est le cas par exemple entre le classicisme et le romantisme (opposition), le réalisme et le surréalisme (complémentarité), entre le parnasse et le symbolisme (continuité), la renaissance et la négro-renaissance (ressemblance)…
II.LES GENRES LITTERAIRES
On appelle « genre littéraire » une forme d’écriture propre. Celle-ci ne peut vraiment s’exécuter que de trois manières : le roman, la poésie et le théâtre.
1. Le roman
Forme d’écriture prosaïque (texte linéaire écrit en prose), le roman qui a la propension de raconter une histoire par la voix de narrateur date de longtemps ; son auteur (le romancier) met en scène des personnages qui évoluent dans un temps et un espace bien définis et exécutent des actions narrées de diverses façons à tel point que voient le jour des types de romans comme épistolaires, philosophiques, autobiographiques, historiques, d’analyse, d’aventures, policiers, de sciences-fictions même.
a. Sous-genres
Des sous-genres de la prose existent cependant ; c’est le cas de :
– l’épopée : un texte restituant les actions légendaires d’un héros national : Soundjata ou l’épopée mandingue de Djibril Tamsir Niane,
– du conte : une histoire qui sort de l’ordinaire avec une intention souvent didactique : Les contes d’Amadou Koumba de Birago Diop,
– ou encore de la nouvelle surtout : un récit remarquable par sa longueur car se déroulant dans une petite tranche de vie dans le temps et l’espace : Le gueux de Guy de Maupassant.
b. Spécificités esthétiques
Pour son écriture, le roman emploie volontiers plusieurs canaux tels que le schéma narratif constitué de cinq éléments se succédant traditionnellement selon cette suite logique : situation initiale – élément perturbateurs – péripéties – retour de l’équilibre – situation finale. En outre, on remarque souvent l’utilisation d’autres ressources esthétiques assez suggestives telles que les figures de style (métaphores, euphémisme, assonance, périphrases, oxymore, ironie, hyperbole,…) les types de discours (direct, indirect, indirect libre) ou encore la focalisation (externe, interne ou zéro), le registre ou la tonalité du récit riche et variée (lyrique, pathétique, tragique, comique…), le tout allant jusqu’à plonger le lecteur de roman dans une impression de réalité, dans un univers tellement vraisemblable qu’il croirait l’histoire réelle, envisageable, vivante, presque palpable, prémonitoire même parfois, rien que par la magie d’une écriture bien maîtrisée.
2. La poésie
Forme d’écriture versifiée, la poésie aussi date de longtemps. Certains même s’amusent (à tort ou à raison) à l’éloigner encore plus longtemps dans l’époque, allant même jusqu’à l’associer pas seulement à une origine mythologique mais bien au-delà, c’est-à-dire aux textes sacrés (Thora – Bible – Coran) car la forme est assez identique à plusieurs titres. Son auteur (le poète) use des vers pour décrire souvent un état d’âme (les sentiments dont le coeur est le siège) ou un état d’esprit (la pensée dont la source est l’esprit), à travers une vision.
a. Sous-genres
Il existe plusieurs types de poèmes, à l’instar de l’ode, du sonnet, de la ballade, du rondeau, du madrigal, du pantoum… Ceux-ci sont ainsi désignés, soit pour leurs structures qui obéissent à certaines règles de présentation des énoncés versifiés, soit parce que leur thématique est propre à un contexte historique, biographique, géographique,… justifiant chez leurs auteurs l’usage d’un tel type de poème plutôt que d’un autre.
b. Spécificités
Il existe bien des techniques d’écriture propres à la poésie, à l’image de l’enjambement, des rimes…, et toutes ont cette particularité suggestive de donner des ailes à l’imagination du lecteur qui en boit les paroles avec avidité. Du coup, les mots revêtent un caractère quasi polyphonique.
3. Le théâtre
Forme d’écriture dialoguée, le théâtre existait bien avant qu’il ne soit mis par écrit puisqu’il est plus destiné à être représenté sur scène qu’à être simplement lu ; néanmoins, son âge d’or date du XVIème siècle et son auteur (le dramaturge) n’a jamais cessé de joindre l’utile à l’agréable. Il existe même des dramaturges à la fois acteurs et metteurs en scène aussi. Pour tout dire, il s’agit d’un puissant moyen de communication qui s’offre à un plus large public.
a. Sous-genres
Il existe trois genres dramatiques majeurs, à savoir la tragédie (c’est le cas de Phèdre de Jean Racine), la comédie (c’est à l’image de Tartuffe de Molière) et la tragicomédie (comme le prouve Le Cid de Pierre Corneille). Néanmoins, d’autres genres considérés comme mineurs méritent aussi d’être évoqués en passant : la farce, le vaudeville, le drame, l’opéra, le sketch,…
b. Spécificités
Il s’agit d’un double discours puisque l’un se passe entre acteurs et, l’autre, entre ces derniers et les spectateurs. Au XVIème siècle, beaucoup de règles furent codifiées par l’académie française pour veiller sur ce genre qui attirait aussi bien les foules que les personnes respectables et de haut rang. C’est le cas de la règle des trois unités, à côté de celle de la vraisemblance, de la bienséance ou encore du non mélange des genres. C’est seulement à partir du XIXème siècle, sous la bannière des romantiques épris de libéralisme, que ces règles ont été bousculées, donnant ainsi naissance au drame dont la date d’apothéose fut signée le 25 février 1830 lors de la représentation de la célèbre pièce théâtrale de Hugo intitulée Hernani. Depuis lors, d’autres formes théâtrales continuent de voir le jour, entre théâtre de l’absurde, nouveau théâtre ou encore même le nouveau théâtre, un théâtre dans le théâtre.
Conclusion.
Voici en quelques mots ce qu’il convient de retenir avant d’aborder des questions liées à la littérature. Au second cycle, les études de textes, les exercices littéraires ou encore les ressources de la langue artistiques sont beaucoup plus revisités que les fondamentaux au premier cycle, tels que la grammaire, l’orthographe ou la conjugaison.
Issa Laye DIAW
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