Campusen, géré à Paris ? Contre-vérité…

Lorsque le jeudi 29 avril dernier le bureau national (BN) du Syndicat autonome de l’Enseignement supérieur (SAES) faisait sa conférence de presse, on était en droit de s’attendre à une prise en charge sérieuse des défis qui interpellent actuellement tous les acteurs de l’enseignement supérieur. Une telle attente était légitime, puisque depuis plusieurs décennies, le SAES a contribué grandement à bâtir la noblesse de l’enseignement supérieur sénégalais, par ses contributions éclairées et constructives, par ses valeurs, toutes choses qui m’ont personnellement largement convaincu à adhérer au SAES il y a maintenant 15 ans.

Grande a été ma déception le lendemain matin, lorsque j’ai constaté que les titres des journaux n’ont quasiment retenu de cette conférence de presse que les affirmations erronées du BN portant sur Campusen, lesquelles sont certainement la conséquence d’un manque de discernement. En effet, sans vouloir faire de sémiotique, écrit dans un style hargneux, le paragraphe parlant de Campusen a volontairement été dissocié de celui – pourtant très long – présentant les orientations des bacheliers et en outre, il est ponctué de contre-vérités assénées au conditionnel, comme s’il s’agissait d’une discussion sous l’arbre à palabres. Il est difficile de comprendre pourquoi un bureau national d’un syndicat représentant des universitaires peut tomber dans un tel piège. J’invite le BN à vérifier ses sources. Dans les propos du BN, j’ai relevé au moins deux contre-verités.

Première contre-vérité : malgré le partage de la procédure claire et simple de l’orientation des bacheliers, le BN continue de qualifier le système de « nébuleux » ou de l’assimiler à une « boite noire ». Il n’en est pourtant rien ! Il est possible d’imaginer que quelques incompréhensions puissent quand même persister au niveau du BN, surtout si certains aspects lui semblent trop techniques. Toutefois, une démarche plus syndicale devait guider le BN à convier le concepteur de Campusen à une rencontre explicative, a fortiori quand celui-ci est lui-même membre du SAES, au lieu de jeter l’opprobre sur cette application.

Deuxième contre-vérité : l’affirmation selon laquelle les données personnelles des bacheliers sont gérées par une tierce personne depuis l’étranger. Porter une telle affirmation tout en sachant pertinemment qu’il n’en est rien, n’honore pas le BN. Le SAES ne mérite pas cela. L’orientation a toujours été faite au niveau du ministère, dans les locaux du ministère, par des agents du ministère, sur des ordinateurs du ministère. J’en assure personnellement le pilotage et le BN le sait très bien. Dire autre chose relève du fantasme. Parler de la nationalité des acteurs, dans un monde globalisé largement au-dessus de ces détails est également désolant.

Pour terminer, j’invite le BN du SAES à savoir raison garder lorsqu’il s’agit de Campusen, qui somme toute n’est qu’une application, et lui suggère également de travailler sereinement avec les autorités du ministère pour la prise en charge, la meilleure possible, des véritables défis auxquels est confronté notre système national d’enseignement supérieur.

Dr Seydina M. NDIAYE

Enseignant-chercheur

Membre du SAES

Concepteur et gestionnaire de Campusen

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