Principe et théorie du commentaire en géographie

Introduction
Instruments privilégiés des économistes, les documents statistiques sont de plus en plus utilisés par les géographes. Ils portent généralement sur des tableaux statistiques, des graphiques, des cartes ou des textes. Les séries statistiques peuvent conduire à l’établissement d’autres documents (graphiques, courbes, diagrammes…).
L’utilisation des statistiques et graphiques est donc indispensable en géographie. Il faut ainsi savoir les lire, les interpréter et les représenter sans erreur.
PRINCIPE ET THÉORIE DU COMMENTAIRE EN GÉOGRAPHIE
Le commentaire de document de géographie est composé de trois parties :
 
L’introduction : Elle comprend trois parties. Il faut :
1) D’abord présenter le ou les documents en parlant de la nature (tableau statistique, texte, carte…), des unités de mesure utilisées (% ou %o ; tonnes ou quintaux ; milliers, millions ou milliards…), de la date ou des dates, du ou des documents, enfin de la source du ou des documents.
2) Ensuite dégager la problématique en se référant au thème général du
Commentaire.
3) Enfin annoncer le plan en s’inspirant des questions (les thèmes principaux à traiter).
Le développement : Il s’organise en réponses aux questions qui forment les grandes parties et se subdivise en paragraphes. Cependant il faut respecter obligatoirement l’ordre dans lequel les questions ont été posées (toujours répondre à la question 1, ensuite la question 2…). En général, la première question invite souvent à la construction et/ou à l’analyse d’un ou de graphiques. Les autres questions invitent à une synthèse et une explication des documents. Expliquer un document, c’est l’éclairer, l’interpréter, dégager les causes et conséquences des faits étudiés. C’est dans cette partie où l’élève sort des documents pour chercher les faits et informations nécessaires (cours, connaissances personnelles etc.).
La conclusion : Elle comprend deux parties:
Elle fait le bilan des documents en montrant leurs avantages et leurs faiblesses ;
Elle ouvre les perspectives dans le temps et dans l’espace.
 
La dissertation en géographie
Une dissertation est un devoir correctement rédigé qui consiste à organiser avec méthode des connaissances sur un sujet donné. Il est utile de procéder par étape au cours de la préparation et de la rédaction.
1) Préparation
*Comprendre le sujet : cette étape consiste à le « questionner » (Où ? Pourquoi ? Comment ?). Il faut réfléchir au sens des mots, dégager les notions clés et trouver les « bornes spatiales ».
*Explorer le sujet : Sur une feuille de brouillon, cela revient à inscrire les idées (de préférence sous forme de questions) telles qu’elles viennent à l’esprit. On mobilise ses connaissances en s’efforçant déjà de les classer, en les regroupant par thèmes.
*Dégager une problématique : Cette troisième étape revient à transformer l’ensemble des questions déjà notées en une seule interrogation. Cette question ou problématique va constituer « l’idée directrice » du devoir.
*Trouver un plan : Il faut traiter la problématique en construisant une réponse argumenté et détaillée : le plan en est l’ossature. Il indique les idées principales qui constituent les grandes parties de la dissertation. Et à l’intérieur de chacune d’entre elles, au brouillon, il faut prévoir les « sous parties » qui finalement expliqueront et développeront l’idée maîtresse annoncée au début de chaque partie.
2) Rédaction* Rédiger l’introduction au brouillon : Elle est particulièrement importante et doit impressionner favorablement le correcteur, qui vérifie à ce moment si vous avez compris l’essentiel du sujet. Elle comprend 3 « éléments » :
▪ « L’entrée en matière » ou « préambule » (l’introduction de l’introduction) ; c’est notamment l’occasion de définir l’espace étudié. C’est ce qu’on appelle communément amener le sujet.
▪ « L’analyse du sujet » (exposé de la problématique) ;
▪ « L’annonce du plan » (indication des thèmes principaux du devoir).
* Rédiger la conclusion au brouillon : Elle est l’aboutissement du raisonnement. Ce n’est pas un résumé de la dissertation, mais celui des résultats. C’est donc un « bilan », qui apporte une réponse à la problématique définie dans l’introduction. Elle peut ensuite ouvrir sur des perspectives plus grandes : c’est « l’élargissement du sujet ».
* Recopier l’introduction au propre.
* Rédiger directement le développement du devoir sur la copie : Si le plan au brouillon est suffisamment détaillé, on peut en effet rédiger directement « au propre » les 2 ou 3 grandes parties qui constituent habituellement le développement. C’est ce qui permet de travailler plus vite, quand on doit disserter en temps limité. Il est conseillé de faire des phrases courtes et simples afin d’éviter les fautes.
Terminer chacune des grandes parties par une conclusion partielle, appelée transition, qui résume les résultats de l’argumentation de chaque partie et annonce la suivante.
Recopier la conclusion au propre.
* Relire l’ensemble et corriger les fautes : Penser particulièrement à l’orthographe des noms propres et aux fautes d’accord.
3) Les particularités de la dissertation en géographie

  1. a) La carte

Très souvent, il est demandé aux élèves de réaliser un croquis pour illustrer la dissertation. En principe, le fond de la carte est fourni. Mais c’est à chacun de déterminer ce qu’on doit y présenter en tenant compte du sujet proposé.
Aussi, dès le début de la réflexion, il faut considérer que la carte et la partie rédigée ne sont pas deux ensembles rigoureusement séparés. Au contraire, l’un et l’autre doivent s’éclairer mutuellement. Ainsi la carte est une partie intégrante du devoir. Elle peut illustrer une des parties ou la totalité du développement (carte de synthèse).
Comme la dissertation, elle doit montrer des connaissances et des qualités de raisonnement. On a tout intérêt à présenter un travail propre et clair ; la légende doit être ordonnée.

  1. b) La démarche géographique

Le devoir doit traiter le problème posé par le sujet sans perdre de vue la dimension spatiale des faits étudiés. En général, on suit la démarche suivante : faits – causes – conséquences. Cela signifie :
– Décrire, observer et donc analyser en précisant systématiquement l’échelle considérée (mondiale, nationale, régionale, locale…) ;
– Puis expliquer et répondre aux questions soulevées par la partie descriptive ;
– Enfin, étudier les résultats et dessiner les perspectives (bilan de l’évolution et étude de ses conséquences spatiales).

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